jeudi 29 mai 2014

Bondissez de joie !


Homélie Ascension 2014

Bondissez de joie !

Pendant les 2 WE derniers, c’était l’un des « tubes » joyeux qui ont été repris avec beaucoup de vigueur par les 1200 jeunes collégiens des WE Cap et Tim à Kériadenn. Il paraît même que leur énergie était telle que tout le quartier a pu en profiter ! En ce jour de l’Ascension, c’est peut être un peu ce que nous aurions envie de faire, ou plutôt ce que les disciples avaient envie de faire lorsqu’ils ont vu Jésus partir vers son Père, vers le ciel. S’accrocher à ses jambes pour partir avec Lui. Ils venaient de vivre une séquence très étonnante. D’abord la détresse de la mort sur la Croix. Tout semblait perdu, terminé. Puis l’espérance de la Résurrection qui renait et s’installe pendant les 40 jours d’apparition de Jésus ressuscité. Et voilà l’heure du départ définitif… Et l’on entends dans l’Evangile, certains dire : « reste avec nous, Seigneur » ou d’autres « Prends moi avec Toi ».

Cela me fait penser à un dessin d’un des mes petits cousins lors du décès de  mon grand père. Il avait un dessin pour son grand père et on voyait dans le ciel un nuage et juste des jambes et des pieds d’un personnage qui dépassaient. Quand on lui a demandé ce qu’il avait dessiné, il nous a dit que c’était les jambes de grand père qui était maintenant au ciel, bien sûr. L’ascension : c’est simple comme le dessin d’un enfant !

Oui, nous avons plein de bonnes raisons pour vouloir prendre « l’ascenseur » divin comme aimait à se le représenter une autre âme d’enfant : la petite Thérèse de Lisieux. «  Je veux chercher le moyen d’aller au Ciel par une petite voie bien droite, bien courte, une petite voie toute nouvelle. Nous sommes dans un siècle d’inventions, maintenant ce n’est plus la peine de gravir les marches d’un escalier, chez les riches un ascenseur le remplace avantageusement. Moi je voudrais aussi trouver un ascenseur pour m’élever jusqu’à Jésus, car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection. » écrit-elle. Thérèse avait de saintes raisons de vouloir aller au ciel. Mais nous pouvons aussi le vouloir par découragement, par lassitude de ce monde. Par incompréhension devant les changements et l’allure du monde qui semble de plus en plus échapper au simple citoyen que nous sommes. C’est sans doute une explication au résultat des élections de dimanche. Et ce peut être aussi une réaction à la quasi incessante montée du chômage rappelé encore hier. Rappelons qu’au delà des chiffres, ce sont souvent des hommes et de femmes, des familles qui se retrouvent ainsi dans la spirale de la pauvreté, dans des situations dramatiques. On pourrait multiplier à l’envie les raisons de fuir ce monde… Et même cette Eglise dont on nous répète qu’elle vit ses dernières heures puisqu’il n’y a plus ni fidèles, ni prêtres, comme vous l’avez tous remarqué ce matin !!!

Alors que faire : S’échapper ? Fuir ? Non. Cela relève de la tentation. Ce n’est donc pas la bonne voie. La « petite voie » de Thérèse, elle l’a trouvée. Et elle qui a eu une vie terrible de par sa maladie n’a cessé d’affronter, de combattre avec espérance et amour. Aux apôtres qui restaient à fixer le ciel où Jésus s’en allait, les deux hommes vêtus de blanc disent : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? ». Et Jésus les invite à ne pas rester là mais à aller par toute la terre.

Oui, Frères et Sœur, notre monde n’est pas encore le Paradis ! Mais je crois que vous ne m’avez pas attendu pour vous en rendre compte ! Mais c’est là qu’il nous faut vivre aujourd’hui notre foi. C’est là qu’il nous faut « faire des disciples », à commencer par nous-mêmes. « Que le Seigneur ouvre votre cœur à sa lumière, pour vous faire comprendre l'espérance que donne son appel » écrit Saint Paul aux Ephésiens. En quittant cette terre, le Christ ne nous a pas laissé orphelins : il a fait cette promesse : « je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ». Croyons-nous vraiment à la promesse de Jésus ? Ne sommes-nous pas tentés parfois de mettre en doute sa parole. Car nous seulement, Il annonce sa présence continue mais Il envoie aussi son Esprit, comme nous le fêterons solennellement dans 10 jours à la Pentecôte, ou comme le célébrerons les presque 45 jeunes et adultes de notre doyenné qui vont recevoir le sacrement de confirmation les jours prochains.

J’aime cette belle expression relevée par Guy de Larigaudie : « Si tu veux creuser droit ton sillon, accroche ta charrue à une étoile. » Elle me paraît assez juste de notre vie chrétienne ici-bas. Bien sûr, nous devons avoir le cœur accroché au Seigneur, l’âme irradiée de sa lumière. Mais nos bras, nos mains, notre action doit se déployer dans ce monde. Etre spirituel n’empêche pas d’être concret et actif. Il faut les deux. Et pour cela, Thérèse de Lisieux encore est un bon exemple. Elle qui disait que la perfection spirituelle passait aussi par la manière de passer le balai dans le cloître du Carmel, particulièrement si cela nous indisposait !

Ne restons donc pas les yeux rivés au ciel… Mais d’abord ouvrons les yeux de la foi autour de nous.
Dans ma famille, dans mon travail, dans mon environnement proche.
Dans ma communauté, dans ma paroisse, dans l’Eglise.
Dans mon quartier, dans ma ville, dans le monde.

Il faut « aller » ! Sans peur car Il est avec nous. Dimanche soir, un des mes « amis » facebook commentait « qu’est ce qui pourra unir les Français ? ». Une seule réponse m’est venue : le Christ ! Je ne crois pas que ce ne soit que de la naïveté. En quittant cette terre, Dieu montre sa force…  et c’est cette «puissance infinie qu’Il déploie pour nous les croyants » écrit Saint Paul. Oui, Frères et Sœurs, nous sommes revêtus de cette force de Dieu qui nous permet d’affronter la vie, le monde. De tenir debout, c’est l’attitude du croyant, et d’être ainsi témoin de la Bonne Nouvelle. Car n’oublions pas que tout ce que nous disons, tout ce que nous faisons doit être un vivant témoignage à la joie d’être chrétien. Alors oui, nous pouvons bondir de joie ! Mais en n’ayant pas peur de retomber les deux pieds sur terre, prêts à avancer et à faire avancer dés maintenant la venue du Royaume sur terre.

Amen !

dimanche 11 mai 2014

La porte de la vie

Homélie 4é dimanche de Pâques
Nous entendions dans le psaume : « le Seigneur est mon berger »
Dans la seconde lecture : « vous êtes revenu vers le berger qui veille sur vous »
Dans l’évangile enfin : Jésus parle de bergerie, de brebis, de pasteur.
A travers toutes ces allusions, nous comprenons aisément pourquoi nous aimons appeler ce 4é dimanche de Pâques le dimanche du Bon Pasteur. Mais cela aussi nous pose une question : il y aurait donc des bons et des mauvais pasteurs ? Sans doute chacun de nous avons une réponse à cette question. Mais essayons plutôt d’aller voir la réponse dans l’Evangile. Ecoutons ce que Jésus nous en dit.
Pour Lui, le bon pasteur : c’est d’abord celui qui « appelle ses brebis par son nom ». Et c’est vrai, l’expérience le montre, que c’est très impressionnant de voir un fermier appeler chacune de ses bêtes par un petit nom alors que vous vous ne voyez qu’une bête parmi d’autres. Le bon pasteur connaît ses brebis. Et les brebis connaissent sa voix. Il ne dirige pas un troupeau… Mais un groupe, une communauté où chacun existe pour lui-même, où il a sa personnalité, ses qualités et même parfois ses défauts.
Le bon pasteur est aussi celui qui conduit ses brebis, il marche à leur tête. J’ai eu la chance de vivre 48h. dans les Pyrénées avec de vrais bergers. Et c’est vrai que c’est impressionnant de les voir rassembler et guider en quelques minutes des troupeaux de centaines de brebis !
 On comprend bien ces deux premières qualités de pasteur. Mais il en est une plus étonnante que Jésus met en premier, sans doute plus difficile à comprendre. Le bon pasteur est celui qui passe par la porte ! « celui qui entre par la porte, c’est lui le pasteur » dit Jésus. Que veut dire Jésus et pourquoi insiste t-il là dessus ? Aux pharisiens qui ne comprennent pas, Jésus reprend et explique : « Je suis la porte » dit-il. Et là, pour nous au moins, tout s’éclaire. Passer par la porte : c’est passer par le Christ. Rappelez-vous Saint Jean Paul II au jour de son élection qui s’était exclamé : « N’ayez pas peur ! Ouvrez toutes grandes vos portes au Christ ! ». Oui Jésus est la porte, le point de passage obligé de toute vie chrétienne. Pas de bon pasteur s’il n’est intiment relié au Christ. Voilà ce que nous redit Jésus. Que l’on soit Pape, évêque ou prêtre, nous sommes avant tout chrétien. Saint Augustin écrivait « Pour vous, je suis évêque, avec vous, je suis chrétien ». Et parce que les premiers gestes, les premières paroles sont des signes forts, rappelez l’apparition au balcon de Saint Pierre du nouveau Pape François. Il s’est présenté d’abord en tant que le nouvel évêque de Rome, se rattachant ainsi à un peuple, son peuple. Et rappelez-vous aussi ce moment émouvant où il a demandé la prière de tous pour son nouveau ministère. Tous ministre ordonné, tout pasteur de l’Eglise doit passer par la Porte, par le Christ, afin d’agir au nom du Christ. Si ce lien est cassé, le ministre devient « un voleur, un brigand » pour reprendre les expressions de l’évangile. Un usurpateur.
Vous allez me dire, frères et sœurs, que je prêche pour moi-même. Que sans doute vous êtes bien d’accord avec Jésus… que bien impuissants en la matière. Je ne le crois pas et je m’explique. Les prêtres sont choisis dans le peuple, appelés parmi vous. Un bon prêtre, c’est d’abord un bon chrétien. Cela nous invite donc tous à renforcer notre lien au Christ. Cela nous invite à avoir une prière plus intense… pas forcément plus longue, non, plus intense ! Cela nous invite à goûter, à fréquenter l’Ecriture Sainte le plus souvent possible, chaque jour ! Cela nous invite à ne pas manquer le rendez-vous de la messe.
On l’a dit, ce dimanche du Bon Pasteur, est aussi la journée mondiale de prière pour les vocations. Or on parle facilement de crise des vocations dans notre pays. On a l’impression que les jeunes ne répondent plus à l’appel à suivre le Christ. Impression qu’il faut tempérer car les séminaristes existent encore, je les ai rencontré ! Ceci dit avant d’être une crise des vocations, je crois que nous sommes d’abord devant une crise de foi de nos sociétés gavées de tout et de trop ! Beaucoup alors oublient de passer par la porte, de passer par le Christ. On veut bien les valeurs chrétiennes, sympathiques et rassurantes, mais pas le Christ. On devient alors les pharisiens du monde moderne. On veut bien que le Christ vienne nous rassurer mais pas trop nous embêter, nous questionner sur nos modes de vie, sur nos relations. Qu’Il réponde à nos prières,  d’accord. Mais qu’Il vienne nous obliger à nous occuper des gamins qui trainent sur le trottoir à longueur de journée, c’est une autre histoire.
Frères et Sœurs, il n’y a qu’un moyen pour résoudre la crise des vocations dans l’Eglise : être une église plus fervente. Je n’ai pas dit une église pieuse. Non ! Une église qui rayonne du Christ à chaque instant. Une Eglise qui déborde de l’amour de Dieu jusque dans les périphéries de nos sociétés, envers les plus pauvres, les plus démunis. « C’est à l’amour que vous aurez les unes pour les autres que l’on vous reconnaitra ». C’est cet indispensable témoignage d’une charité vécue qui donnera envie à des jeunes hommes ou femmes de tout donner pour suivre le Christ et servir ainsi l’Eglise et le monde. On ne devient pas prêtre ou religieuse par ambition, pour la gloriole. Et si c’était le cas, on déchanterait vite. On le devient par amour, amour de Dieu, amour de l’Homme. « Au cœur de l’Eglise, ma mère, je serai l’amour » clame Ste Thérèse de l’Enfant Jésus, si bel exemple de vie donnée, si bel exemple aussi de prière pour les prêtres. Pour cela, tous, nous tous, vous tous pouvez œuvrer dès maintenant. En passant par la porte. En reliant toujours plus au Christ. C’est le moyen de favoriser les vocations consacrées dont l’Eglise et le monde ont besoin. Nous sommes tous concernés.
Frères et Sœurs, voulez-vous des prêtres ? de saints prêtres ? Priez le maitre de la moisson d’envoyer des ouvriers pour la moisson. Oui, faites d’abord et avant tout un acte de confiance, de foi en notre Dieu qui donne en abondance à ceux qui se confient à Lui.
« Moi je suis la porte dit Jésus.
Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé.
Moi, je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu’ils l’aient en abondance. »

Demandons au Christ, au bon Pasteur, d’envoyer des ministres de la « vie en abondance ».

Demandons Lui d’être ces hommes et ces femmes de foi qui portent cette vie à tous ceux qui l’attendent dans notre monde.

Amen !


dimanche 4 mai 2014

En route !

Homélie 3é dimanche de Pâques 2014

« De quoi parliez tout en marchant ? » Oui, frères et Sœurs, de quoi parliez-vous en venant à la messe ce matin ? Quel était votre sujet de conversation avec ceux que vous avez croisé ? Impossible ce matin de ne pas évoquer la terrible déception de la défaite rennaise à répétition en Coupe de France. Ou si vous préférez, la victoire sans discussion de Guingamp. Bref, ce matin à la boulangerie, on devait parler de foot ! Or savez-vous que dans les premiers temps de l’Eglise, comme on parlait du ballon rond à tous les coins de rue, on parlait tout aussi facilement de théologie. En tout cas, des grandes questions qui agitaient les premiers chrétiens et leurs communautés. De quoi parlaient-ils en marchant ? Sûrement de la résurrection. C’est bien la question qui traverse encore toutes nos lectures aujourd’hui. Nous avons beau être au 3é dimanche de Pâques, en avoir entendu parler depuis trois semaines, la liturgie nous ramènent encore à ce sujet. Ce qui m’invite à tirer deux conclusions :

-       la première est que cette insistance de la liturgie veut nous montrer que nous sommes bien là au cœur de la foi chrétienne, à un point décisif, incontournable pour les premières communautés  comme pour nous aujourd’hui.  « Sans la résurrection, notre foi est vaine » proclame Saint Paul. Saint Pierre l’exprime dans la 2é lecture : « Ce n’est pas l’or et l’argent (qui comptent), car ils seront détruits ; c’est le sang précieux du Christ, l’Agneau sans défaut et sans tache. » Lui n’est pas détruit même par l’épreuve de la mort. Nous le savons bien intellectuellement que la Résurrection est importante. Mais il faut aussi que cela passe dans nos cœurs, dans nos vies.

-       2é point : et cela est un long chemin. Le chemin des disciples d’Emmaüs, cœurs lents à croire. Un long chemin pour comme le dit encore Saint Pierre « comprendre ce qui se passe aujourd’hui ». Jésus aura la patience « en partant de Moïse et de tous les Prophètes, de leur expliquer, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait. ». Nous sommes nous aussi sur ce chemin de foi, de conversion, avec Jésus ressuscité qui vient nous expliquer les Ecritures et nous partager le pain dans le repas eucharistique. L’Ecriture sainte et les sacrements, parmi lesquels l’Eucharistie qui est source et sommet pour notre vie chrétienne, sont les nourritures pour la route que nous laisse le Christ. Deux nourritures où puiser les forces pour tenir et avancer toujours. Voilà pourquoi, il nous fait encore revenir à la résurrection en ce 3é dimanche de Pâques. Voilà pourquoi, il nous faut y revenir chaque année. Car Jésus le Christ nous accompagne sur notre route, nous explique les Ecritures, nous partage le pain et ainsi ouvre nos yeux aveuglés, incapables de le reconnaître. « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route, et qu’il nous faisait comprendre les Écritures ? »

-       Tout cela m’invite à vous proposer de développer une attitude spirituelle importante : apprendre à reconnaître ce compagnon de route sûr, fidèle qu’est le Christ, apprendre à reconnaître Dieu présent dans nos vies, apprendre à avoir les yeux ouverts sur cette présence divine. Vous avez remarqué comme les disciples d’Emmaüs ne reconnaissent pas Jésus en marchant. Mais c’est à l’auberge, à la fraction du pain qu’ils le reconnaissent. C’est soir, tandis que le jour baisse, que nous sommes invités nous aussi à regarder notre journée écoulée et à nous demander : où Jésus le Christ était-il présent ? Dans quelle rencontre ? A travers quelle personne rencontrée ? Dans quelle parole échangée ? Dans quel geste posé ou reçu ? Je ne vous invite pas à une introspection psychologisante. Non. Simplement à cet exercice de relecture de nos vies pour y trouver la trace de Dieu, pour ne vivre dans ce monde comme si Dieu n’existait pas, pour le « reconnaître en toute chose » comme le dit Saint Ignace de Loyola, pour ne pas rester les disciples aveuglés d’Emmaüs. Faire ce petit exercice quotidien de reconnaissance peut nous donner la force d’être des témoins, de nous lever : « Alors ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route, et qu’il nous faisait comprendre les Écritures ? » À l’instant même, ils se levèrent » rapportent l’évangéliste. Ayant reconnu le Christ, ils ne peuvent faire autre chose que d’en être les témoins, d’aller le dire à leur frère : « Christ est ressuscité ! Il est vivant ! »

Certains parmi vous reviennent de Lourdes, du pèlerinage montfortain, d’autres ont vécu ce beau rassemblement de toutes les paroisses de notre doyenné dimanche dernier alors « notre cœur n’était-il pas brulant ? »
Frères et Sœurs,
Prenons le temps de découvrir les clins Dieu qu’Il nous fait chaque jour, prenons le temps de trouver Jésus ressuscité marchant sur nos routes à nos côtés. Aujourd’hui encore dans cette messe, il nous fait comprendre les Ecritures et nous partage son pain. Il vient nous nourrir pour poursuivre le chemin de la vie et être les témoins joyeux du Ressuscité !
Alors comme le psalmiste, nous pourrons nous exclamer :
« Je n'ai pas d'autre bonheur que toi.
Tu m'apprends le chemin de la vie :
Devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices ! ».

Oui, Seigneur, tu nous apprends le chemin de la vie.


Amen ! Alléluia !