jeudi 24 novembre 2011

Conseils de navigation pour temps de crise


Homélie 25 novembre 2011

Certains d’entre vous ont sans doute détecté mon goût pour la mer. Ayant eu la chance de passer une grande partie de ma jeunesse au bord de l’eau, bien vite m’est aussi venue l’envie du large. Ainsi je suis devenu moniteur de voile. D’un genre un peu particulier cependant. En effet, un soir au retour d’une journée de navigation sur un petit habitable avec un équipage d’enfants, le chef de base m’a fait un compliment original dont je me souviens encore : « Olivier, je t’ai observé aujourd’hui. Je crois que tu es le premier et le seul moniteur que je connaisse qui ose lire son journal à bord pendant que les jeunes font leur manœuvre ! ». Sans vouloir tenter des comparaisons hasardeuses, on en connaît un Autre qui dormait dans la barque alors que la tempête se déchainait tout autour.

Tous nous sommes embarqués pour la vie. Autour de nous, l’océan est parfois calme, le vent tout doux. Mais ce peut être aussi la tempête. Comme celle des visions apocalyptiques du prophète Daniel. Tempête de ce monde en crise… éternelle. De ce monde qui crie sa souffrance dans les douleurs de l’enfantement d’une civilisation nouvelle définitivement sauvée par le retour du Christ. Avec ou sans journal, dans le soleil ou le brouillard, il nous faut bien pourtant diriger notre barque. Permettez donc au moniteur de voile de vous proposer trois qualités pour y arriver, pour arriver à bon port, sur l’autre rive.

D’abord, il faut être bien conscient de la météo et connaisseur de la carte. Savoir lire les signes de temps, dirait-on en langage plus théologique. Si j’étais si cool à bord, c’est que je savais qu’il n’y  avait pas de dangers en vue sous la mer ou dans le ciel. Jésus demande à ses disciples de savoir reconnaître les signes de la venue du Royaume, d’être des navigateurs attentifs et prudents, fin connaisseur de la carte Ecriture Sainte.    

2é qualité : Faire confiance à son équipage. On n’est pas seul à bord. D’autres sont là, autour de nous qui peuvent être bien utiles. Nous naviguons en équipage. Et même si on a l’impression qu’Il dort sur le coussin, le Christ est là. Il est le maitre de la mer et des vents.

3é qualité : Rester en tout temps maitre de son navire, capable de reprendre la barre et de diriger son bateau. Quand la tempête se lève par exemple : on réduit la toile, on met le minimum de voile mais on garde la barre. Vous avez tous l’image de ses capitaines valeureux attachés à leur barre à roue pour résister aux vents et aux courants et garder le cap.

Etre attentif à la météo et à la carte, faire confiance à son équipage, rester maitre de son navire, voilà mes trois conseils pour navigation en temps de crise afin que nous puissions avancer au large : cap sur le Christ, le Fils d’homme dont la domination ne passera pas, dont les paroles ne passeront pas, dont le Royaume est tout proche.

Amen !

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