mardi 26 juin 2012

Etre les nouveaux "Jean-Baptiste"


Homélie en la Solennité de la Naissance de St Jean Baptiste
Profession de foi de l'AEP - Rennes Centre

Frères et Sœurs,

Avez-vous remarqué comme l’Evangile de ce jour est actuel ? Comme il est moderne ? Nous apprenons en effet que Zacharie, le père de celui qui finalement va s’appeler Jean le Baptiste était un geek… et qu’il utilisait un ipad ! Vous n’avez peut être pas fait attention. Je relis : « Zacharie se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : son nom est Jean ». Première morale de l’histoire : il faut être attentif à tous les détails de l’Ecriture Sainte. Autant nous n’avons pas le droit d’en inventer : ce qui arrive parfois (et j’avoue que je ne suis pas loin de l’avoir fait ici bien que j’ai simplement actualiser un outil qui devait être un peu plus primitif), autant il est important de bien lire l’Ecriture en comprenant tout ce qu’elle dit et veut nous apprendre. De manière plus générale, cette petite introduction technologique voulait nous à ce que je retiens des textes de ce jour : l’importance de la communication de la Foi.  Parce qu’il n’avait pas cru à la possibilité d’avoir un fils de sa femme Elisabeth malgré son vieil âge, Zacharie a perdu la parole. Il ne la retrouvera qu’à la naissance de Jean Baptiste, son fils et le plus grand et dernier des prophètes. Sans doute, fallait-il ce silence avant d’entendre les paroles fortes qu’il allait proclamer au désert ? Les expériences fortes qu’il allait vivre et faire vivre à ceux qui l’ont suivi. Mais lui aussi, Jean le Baptiste, sait qu’il devra se taire. Que viendra un temps où il devra en laisser parler un autre, plus grand que lui, dont il n’est pas digne de défaire les sandales. Extraordinaire humilité de Jean Baptiste dont le rôle dans l’histoire du Salut n’est que de montrer le chemin, de préparer la route des cœurs en appelant à la conversion, à se tourner vers l’unique Sauveur : Jésus le Christ. La Foi a besoin de témoins. C’est ainsi depuis 2000 ans. Si l’on devient chrétien, c’est parce que nous avons reçu le témoignage humble, fragile de ceux qui nous précèdent. Chers parents, chers parrains, marraines, peut être aussi chers grands parents : autant votre rôle est indispensable pour transmettre la vie, les valeurs, apprendre à marcher, à vivre finalement ; autant cela est valable aussi pour la Foi en Christ. Vous êtes les « Jean-Baptiste » de vos enfants, de ces jeunes. Si ils sont capables, ce matin, de dire leur Foi devant nous tous, c’est bien grâce à votre témoignage. Je sais combien cela n’est pas facile par moment. Mais je veux aussi ici vous rendre hommage et vous encourager. Continuer à leur montrer le Christ ! Continuer à les inviter à la Messe du dimanche ! Continuer à les aider à ouvrir la Bible ! Continuer à leur permettre de vivre et de faire des choix en chrétiens ! Continuer à les inscrire à l’Aumônerie ! Je ne le dis pas pour faire de la publicité. Mais parce qu’ils sont à un âge où il faut aussi trouver des relais dans l’éducation, des relais de confiance. Et l’Aumônerie est un lieu où l’on témoigne du Christ. Un lieu où à 12, 14 ou 17 ans on peut trouver un nouveau « Jean-Baptiste » qui nous rappellera notre baptême et nous aidera à en vivre au quotidien.
Le Bx Jean Paul II aimait à rappeler que ce sont les « jeunes qui évangélisent les jeunes ». Donc vous les jeunes, vous avez aussi une mission. Vous aussi vous allez être des « Jean-Baptiste » pour vos amis du collège et d’ailleurs. Votre profession de foi n’est pas un secret. Regardez l’église est pleine ! Mais il faudra aussi avoir la force d’en témoigner à vos copains demain. Je sais bien que c’est difficile de dire que l’on est catholique quand on est jeune. Que vous avez parfois l’impression d’être très seul. De ne pas être très nombreux dans votre classe. Attention, ce n’est pas toujours vrai. Le dimanche de la Pentecôte, vous avez quand même réussi à remplir le Liberté, vous les jeunes et avec les adultes, nous étions plus de 23 000 dans le Stade. On m’a raconté l’histoire de ces 2 personnes qui travaillent dans le même bureau et qui ont eu la surprise de se retrouver toutes les 2 côte à côte au Stade alors qu’elles ne savaient pas qu’elles partageaient la même foi. Est-ce que ca veut dire que le lundi au bureau, elles ne parlaient plus que de Jésus ? Sûrement pas. Etre témoin de la foi, ça passe tout autant par des paroles que par nos actes. Je lisais hier un reportage sur un collège dans la Sarthe qui a mis en place des élèves médiateurs. Quand il y a un conflit entre 2 élèves, quelques uns sont formés pour essayer de les réconcilier et d’arriver au pardon. Je ne sais pas si les volontaires pour être médiateurs sont des chrétiens. Je l’espère et je me dis que si cela existe dans vos collèges, vous devez être les premiers à vous proposer. Et même s’il n’y a pas de médiateurs officiels, vous pouvez essayer de travailler à la paix tous les jours. Qu’est-ce qui pourra nous donner la force d’être ces témoins ? Il n’y a pas de secret : savoir ou plutôt croire que nous ne sommes jamais seul. « Tu as du prix aux yeux du Seigneur » disait Isaïe. Croire que Jésus le Christ est venu parmi nous et reste présent « tous les jours jusqu’à la fin du monde » comme Il l’a promis.  Lui ne nous lâchera pas. Et je ne peux m’empêcher de penser dans cette basilique au Bx Marcel Callo. Ce jeune ouvrier rennais, mort en camp de concentration parce que « trop catholique ». Pourquoi a t-il eu le courage de témoigner de sa foi jusqu’au bout ? Parce qu’il trouvait sa force dans la prière, dans la messe à chaque fois que c’était possible, dans une relation étroite et privilégiée avec le Seigneur. « Quelle consolation de sentir le Christ à côté de soi » écrira t-il à sa famille. « Marcel Callo fut un témoin lumineux de l’amour du Christ ». Il nous des Marcel Callo pour aujourd’hui… des « Jean-Baptiste » qui n’ait pas peur de montrer le Christ, présent à côté d’eux.

Chers amis,
Dans quelques instants, 24 jeunes vont dire oui à la Foi de l’Eglise devant nous avec un adulte comme témoin. Puisse cette profession de foi, à la prière et l’intercession du Bx Marcel Callo, renouveler aussi profondément en nous tous le désir de Dieu, la soif de Dieu afin d’être des témoins joyeux et infatigables de son amour dans ce monde qui en a tant besoin.

Amen !

vendredi 15 juin 2012

Au coeur : l'Amour !



Homélie de la Fête du Cœur de Jésus

Frères,
Me voilà dans ce difficile exercice de prêcher la fête du cœur de Jésus devant notre vénérable et vénéré Recteur qui en est un éminent spécialiste, non seulement par intérêt personnel, mais aussi par son Père spirituel, Saint Jean Eudes, qui dès l’année 1672 fit célébrer une messe du Cœur de Jésus dans ses communautés eudistes. Autant vous l’avouez, ma dévotion ne m’a pas encore porté instinctivement vers ses hautes demeures spirituelles. Il me faut aller chercher du côté de mes affinités avec St Ignace, St Louis-Marie Grignion de Monfort ou évidemment le Bx Charles de Foucauld pour goûter aux joies de cette dévotion. Pour expier en public ma culpabilité, il faut en toute justice porter à mon crédit d’avoir placé la chapelle de la Maison Charles de Foucauld sous le vocable du Sacré-Cœur. Il n’est donc jamais trop tard pour s’y mettre. D’autant plus depuis que j’ai appris, grâce à la science du vicaire général du diocèse de Quimper et Léon, que j’aurai comme curé de Paramé un très illustre prédécesseur, Pierre-Joseph de Clorivière, restaurateur de la Compagnie de Jésus en France en 1814 et fondateur des Prêtres du Cœur de Jésus, connu aujourd’hui sous le non de Cor Unum. Ainsi même si nous en sommes un bien indigne instrument, laissons la grâce nous inspirer, écoutons ce que l’Esprit veut nous dire en cette solennité.

De ma méditation, je veux tirer deux orientations pour cette fête : une fête qui nous tourne vers l’Amour. Une fête qui nous tourne vers le cœur du Pasteur.

Cependant, vous allez voir comme je pars de loin… Dans mon imaginaire (ce qui n’est donc pas la réalité, convenons-en), cette fête du Sacré Cœur est liée à une spiritualité un peu « fleur bleue », d’une époque si pieuse qu’elle en aurait peut être oubliée l’essentiel. Et c’est bien là que je me trompe ! Si nous « tournons nos regards vers Celui que nous avons transpercé », ce n’est pas pour nous complaire dans une vénération morbide d’un cœur sanglant mais pour rappeler l’humanité du Christ qui vient partager notre vie humaine et pour exprimer l’amour infini de Dieu pour l’homme. Il faudrait relire l’encyclique du Pape Pie XII Haurietis Aquas qui nous montre comment cette dévotion nous fait aller « aux sources du Salut ». Il écrit citant Léon XIII : « Nous trouvons dans le Sacré Cœur, le symbole et l’image exacte de l’infinie charité de Jésus Christ qui nous pousse à y répondre par notre propre amour. » Voilà comment le Cœur de Jésus nous entraine au cœur de la Foi. Le Saint Père Benoit XVI l’a montré aussi en nous adressant la première de ses encycliques. Le sujet choisi m’a bluffé par son évidence : « Deus caritas est ». Dieu est amour. Tout cela nous parait d’une simplicité enfantine. Mais c’est un si grand mystère. Un mystère de la foi si important pour notre temps. Plus j’avance, plus je pense que nous ne devrions jamais prêcher qu’une seule et unique chose : l’amour de Dieu. Tant pis si nous lassons l’auditeur et horreur si nous nous en lassons !
Dans sa lettre apostolique pour l’Année de la Foi, Benoit XVI a cette magnifique formule si brève mais si explicite : « Professer la foi dans la Trinité – Père, Fils et Saint-Esprit – équivaut à croire en un seul Dieu qui est Amour (cf. 1 Jn 4, 8) ». Et il développe : « le Père, qui dans la plénitude des temps a envoyé son Fils pour notre salut ; Jésus-Christ, qui dans le mystère de sa mort et de sa résurrection a racheté le monde ; le Saint-Esprit, qui conduit l’Église à travers les siècles dans l’attente du retour glorieux du Seigneur. ». Contempler le cœur transpercé du Christ nous rappelle inlassablement que par son acte d’amour suprême, Jésus nous aime et nous sauve au-delà de toutes nos faiblesses, nos infirmités, notre pêché : « inépuisable charité de notre Divin Rédempteur » écrivait avec ses mots Pie XII. Et cela reste et restera d’une actualité brulante si vous voulons bâtir la civilisation de l’Amour, chère au Bx Jean Paul II. « Restez enracinés dans l’amour, établis dans l’amour. » écrit Saint Paul aux Ephésiens.

Mais cette fête, nous invite à nous tourner aussi vers une autre dimension, surtout dans un Séminaire. Nous ne lisons pas Jérémie mais le prophète a une belle expression résumant cela : « Je vous donnerai des pasteurs selon mon cœur » Jr 3,15. Contempler le Cœur du Christ nous invite à avoir ce même cœur particulièrement dans le souci pastoral. Belle leçon pour le curé que je vais être, pour les prêtres que vous serez, je le souhaite. Car il nous faut nous efforcer de devenir des pasteurs selon le cœur de Dieu, nous rappelant que la qualité essentielle et nécessaire est d’abord et avant tout la charité pastorale. Bien sûr, il faut que nous soyons nourris de saine théologie, d’ardente spiritualité, de vivante liturgie. Mais tout cela ne sert à rien, voir peut même être dévoyé, si ce n’est pas couronné par l’amour. Quand je découvre une assemblée du dimanche pour laquelle je viens présider la messe (cela m’est arrivé plusieurs fois cette année), la première chose qui doit me venir à l’esprit est de la regarder avec le même regard que le Christ : un regard qui aime !  A l’image de ce Dieu d’Osée à l’attitude étonnement maternelle : « dès son enfance, j’ai aimé ce peuple… Je lui ai appris à marcher… Je le guidais avec humanité par les liens de tendresse. ». Le peuple n’a pas répondu. Mais Dieu fait miséricorde c’est à dire qu’Il a « le cœur sensible à la pitié ». Il nous fait être ses prêtres « doux et humble de cœur » qui agissent, prêchent, célèbrent, enseignent selon le cœur de Dieu.

Ancrée dans l’histoire de la spiritualité et particulièrement en notre pays grâce à Marguerite-Marie et Claude de la Colombière, cette fête du Cœur du Christ est tout sauf un vieux truc ringard que quelques amoureux d’un passé révolu aimeraient à ressortir des placards mités. Le Bx Jean-Paul l’écrivait encore en 1986, cité par Benoit XVI en 2006, "auprès du Cœur du Christ, le cœur de l'homme apprend à connaître le sens véritable et unique de sa vie et de son destin, à comprendre la valeur d'une vie authentiquement chrétienne, à se garder de certaines perversions du cœur humain, à joindre l'amour filial envers Dieu à l'amour du prochain. Ainsi - et c'est la véritable réparation demandée par le  Cœur du Sauveur - sur les ruines accumulées par la haine et la violence, pourra être bâtie la civilisation du Cœur du  Christ".
Amen 

dimanche 3 juin 2012

la force de la Foi


Homélie Solennité de la Sainte Trinité
Profession de foi à Mordelles

Chers amis,

Je voudrais commencer d’abord par remercier les parents (particulièrement les mamans dont c’est la fête aussi aujourd’hui et dont je sais le rôle souvent important dans l’éducation des enfants) et les catéchistes des jeunes qui vont devant nous faire leur profession de foi. Oui, chers parents, merci d’avoir conduit vos enfants jusqu’à ce jour. C’est une responsabilité d’être parent. Une responsabilité pas toujours facile. Mais vous l’avez exercé pour votre fils ou votre fille en n’oubliant pas la foi. En leur faisant le cadeau de la foi. Peut être le cadeau le plus précieux pour leur vie en devenir. Car s’il est important d’apprendre pour devenir un bon plombier, médecin, comptable, fermier ou mère de famille, cela ne suffit pas pour vivre ; cela ne suffit pas à combler le cœur et à rendre heureux. Nous le savons : on peut être très riche… et très malheureux. Que faut-il en plus ? C’est ce que demande un jeune homme riche dans l’Evangile à Jésus. Jésus répond « va, vends tout ce que tu as et suis moi ». Autrement dit, toute ta richesse, toute ton intelligence, toute ta bonne réputation ne servent à rien pour ton bonheur, si tu oublies la clé : avoir foi en Jésus Christ, assez de foi pour tout lâcher pour le suivre. Merci à vous donc chers parents d’avoir osé porter vos enfants jusqu’à ce jour de leur profession de foi où ils vont nous rappeler qu’il y a aussi dans nos vies une dimension verticale qui nous tourne vers Dieu, une dimension spirituelle qui nous fait lever les yeux vers le ciel avec confiance. « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » dit Jésus. Dans notre monde où l’horizon matériel est si important (travailler plus, gagner plus, avoir plus), fêter ensemble aujourd’hui la Trinité et la Foi nous rappelle que l’essentiel n’est pas là. Que de temps en temps, le plus souvent possible et par exemple chaque dimanche, il est bon de faire une pause et de se tourner vers Dieu dans la prière, à la messe, pour accueillir l’héritage du ciel « Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers » écrit Saint Paul « héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ ». C’est aussi cet héritage que nous avons à transmettre.

Je voudrais m’adresser à vous aussi les jeunes bien sûr. Les adultes peuvent continuer à écouter. Je vais faire attention à être encore compréhensibles pour eux aussi !

Hier, l’Eglise nous invitait à fêter Sainte Blandine. Connaissez-vous Sainte Blandine ? C’était une jeune fille, juste un petit peu plus vielle que vous. Elle vivait à Lyon en 177 après Jésus Christ. Donc il y a très longtemps… Et pas si longtemps après la mort de Jésus (une centaine d’année). La foi en Jésus Christ avait eu le temps de traverser la Méditerranée et d’arriver jusqu’en France qui à l’époque s’appelait la Gaule.  Vous voyez à la messe on fait aussi de l’histoire/géo ! Mais il n’était alors pas facile d’être chrétien car les empereurs de l’époque voyaient d’un mauvais œil se développer cette religion concurrente à la leur et qui se développait très vite notamment chez les esclaves comme Blandine. Comment empêcher d’être chrétien ? Tout simplement, à cette époque où l’on était pas tendre, en les massacrant. En les martyrisant dans les jeux du cirque. Au lieu de prendre des condamnés, des criminels, on offrait comme repas aux lions des chrétiens. C’est qui arriva donc à Blandine avec 46 autres chrétiens de Lyon à l’été 177. Un texte de l’époque nous raconte « qu’ayant survécu à la prison, Blandine fut livrée aux bêtes qui refusèrent de lui faire le moindre mal. Elle fut torturée et dut assister à la mort de ses compagnons. Elle fut ensuite flagellée, placée sur un grill brûlant, puis livrée dans un filet à un taureau qui la lança en l'air avec ses cornes. Ayant survécu au taureau, sainte Blandine fut achevée par le glaive.» Je ne vous raconte pas cela pour vous faire peur. La question est de savoir pourquoi cela est-il arrivé ? Comment Blandine a fait pour tenir dans toutes ses épreuves ? Car on raconte aussi qu’elle restait joyeuse, qu’elle chantait et surtout qu’elle continuait à prier. Ce témoignage vraie de Blandine nous montre une chose : que la Foi peut nous aider à tenir dans les épreuves de la vie. Et même dans les épreuves difficiles. Voilà pourquoi cette Foi à laquelle vous allez dire oui tout à l’heure est importante. Ce n’est pas un truc magique qui nous empêche d’avoir mal. Ca ça s’appelle du Synthol !  Blandine n’était pas Superwoman ! Non : la Foi en Jésus Christ, c’est ce qui nous permet d’être des gens ordinaires avec une force intérieure extraordinaire. Comme au temps de Blandine, c’est parfois très dur d’être chrétien aujourd’hui. Pas facile de dire demain au collège que vous avez fait votre profession de foi. Peut être que des copains vont se moquer… Et même des profs ! Pas plus facile pour vous les adultes de témoigner de votre foi aujourd’hui, de dire demain au travail : hier j’étais pas devant téléfoot… Mais j’étais à la messe. Et pour téléfoot, vous inquiétez pas : on peut le voir en replay ! Plus sérieusement, je crois que nous vivons un peu comme à l’époque des premiers chrétiens. Et ils nous montrent l’exemple. Faut-il avoir peur ? Se taire ? Saint Paul répond : « Frères,
 tous ceux qui se laissent conduire par l'Esprit de Dieu,
ceux-là sont fils de Dieu.  L'Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves,
des gens qui ont encore peur ; c'est un Esprit qui fait de vous des fils. » Dimanche dernier, plusieurs d’entre vous, je le sais, étaient au stade de la route de Lorient. Pas pour du foot justement (Jonas : « mais maman, c’est quand le matche de foot ? ») mais pour célébrer la Pentecôte avec 25000 autres chrétiens du diocèse. Nous avons reçu cet Esprit qui fait de nous des fils et des filles bien aimés depuis notre baptême, et pour les plus grands notre confirmation. Nous n’avons pas à avoir peur. Voilà le secret de Blandine et de tous les chrétiens depuis 2000 ans. La Foi leur révèle qu’ils ont une force discrète, elle ne se voit pas, mais puissante, parce qu’elle est en nous, qui nous permet de tenir devant tous comme chrétiens avec cette grande joie qui était la notre dimanche à la sortie du stade.

Chers jeunes,
Dans quelques instants, vous allez professez votre foi devant nous. Vous allez nous dire : oui je crois en Dieu le Père qui m’a crée, en Jésus le Fils qui est venu témoigner de l’Amour infini de Dieu pour moi,  en l’Esprit Saint force qui me pousse à vivre en chrétien. Votre foi est cette force. Mais il faut aussi la nourrir, la renforcer. Comment ? 1/ En lisant la Bible 2/ En allant à la Messe et en priant 3/En rencontrant d’autres chrétiens (caté, aumônerie, camps, pélé,…).

Aujourd’hui, Jésus nous redit sa présence au milieu de nous. Dans sa Parole, dans son Eucharistie. Et il nous envoie. Dans le monde. N’ayez pas peur d’être des chrétiens joyeux, fiers, sûrs de votre foi car « Il est avec nous aujourd’hui, demain et jusqu’à la fin du monde ».

Amen !